Health consequences of cocaine use in France: data from the French Addictovigilance Network

[Diffusé le 10-11-2020]

Source : Fundamental & Clinical Pharmacology 2021; 35(2): 455-65

Céline Eiden 1, Marc Vincent 1, Chris Serrand 2, Anais Serre 1, Nathalie Richard 3, Marie‐Christine Picot 2, Elisabeth Frauger 4, Nathalie Fouilhé 5, Amélie Daveluy 6, Hélène Peyrière 1, the French Addictovigilance Network (FAN)

1Département de Pharmacologie Médicale et Toxicologie Centre d’Addictovigilance CHU MontpellierUniv Montpellier Avenue du Doyen Gaston Giraud Montpellier34295France
2Unité de Recherche Clinique et d'Epidémiologie CHU MontpellierUniv Montpellier Avenue du Doyen Gaston Giraud Montpellier34295France
3ANSM Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé Saint‐Denis93285France
4Service de Pharmacologie Clinique et Pharmacovigilance Centre d’Evaluation et d’Information sur la Pharmacodependance Paca Corse Hôpital de la Timone Marseille13005France
5Centre d’Addictovigilance CHU de Grenoble Grenoble cedex 938043France
6Centre d’Addictovigilance Service de Pharmacologie Médicale CHU de BordeauxINSERM U657 Place Amélie Raba‐Léon Bordeaux33000France

Conséquences sur la santé de l'usage de cocaïne en France:données issues du réseau d'Addictovigilance

Article commenté par : Dr Karima KOUBAA

La cocaïne est la seconde drogue récréative, après le cannabis, consommée dans la communauté européenne. En effet, lors des enquêtes, 4 millions d’adultes déclarent en avoir consommé dans l’année précédente.

Dans la mesure où le nombre et la sévérité des complications en lien avec la consommation de cocaïne étaient en augmentation, les autorités de santé françaises ont demandé un travail d’analyse épidémiologique au plan national par le réseau d’addictovigilance entre 2010 et 2016.

Les sources d’information étaient représentées non seulement par les déclarations des professionnels de santé mais aussi à partir des différentes enquêtes comme OPPIDUM (observation des drogues illicites et du mésusage des médicaments psychotropes) et DRAMES (décès en lien avec les substances psychoactives licites et illicites.)

1265 dossiers ont été analysés soit une augmentation de 510 % en 6 ans ! 75 % étaient des hommes avec une moyenne d’âge de 35 ans. La moitié (52%) consommaient par voie intranasale, 32% en injection et 24 % en inhalation. Dans 60 % des cas, la cocaïne était associée à de l’alcool et dans 47 % des cas à d’autres substances psychoactives. La cocaïne est consommée à 70 % des cas sous forme de poudre et dans 23 % des cas sous forme de crack. Les complications les plus sévères répertoriées sont psychiatriques (29 %), neurologiques (24 %) et vasculaires (23 %) avec une augmentation bien significative du nombre de décès. En effet, DRAMES montre que les décès liés à la cocaïne ont triplé entre 2014 et 2016.Il y a en 2016 ,81 décès soit 18 % des 406 en lien direct avec les drogues qui sont directement imputables à la cocaïne.  Les autres répercussions sont infectieuses pour 11 % des cas, respiratoires (6%) ORL (2 %), et autres (5 %)

Au niveau neurobiologique, la cocaïne inhibe la recapture de la dopamine et de la sérotonine et à un moindre degré de la noradrénaline. Au-delà des effets psychostimulants  du produit, le risque de surdose et de complications sévères existe et est responsable d’admissions aux urgences.

 

Abstract

As the number and severity of complications related to cocaine use reported to the French Addictovigilance Network have increased, the French health authorities requested a national epidemiologic study of the data collected by this network from 2010 to 2016. For this purpose, the spontaneous reports (SRs) linked to cocaine notified by health professionals were analyzed as well as the data from the pharmacoepidemiological surveys OPPIDUM (observation of illegal drugs and misuse of psychotropic medications) and DRAMES (deaths related to the abuse of licit and illicit psychoactive substances). In total, 1 265 SRs were analyzed (510% increase from 2010 to 2016). Users were mainly men (952/1 261; 75%), with a median age of 35.0 years [IQ25–75: 28–42]. Cocaine was consumed through the intranasal route by 52% of users (416/797), followed by intravenous administration (32%, 253/797) and inhalation (24%, 190/797). The use of cocaine powder and crack cocaine was reported in 70% (475/674) and 23% (154/674) of SRs, respectively. Cocaine was consumed with other psychoactive substances and alcohol in 47% (603/1265) and 60% (387/649) of cases, respectively. The main cocaine‐related complications were psychiatric complications (29%), neurologic complications (24%) and cardiovascular complications (23%). Analysis of the OPPIDUM survey data showed that in 2016, 15.9 and 2.4% of the included subjects consumed cocaine or crack cocaine the week preceding the survey, the highest rate for the 2006–2016 period. The DRAMES survey indicated that cocaine‐related deaths increased by threefold from 2014 to 2016. These data confirm that cocaine use in France is worrying with an increase in the number of severe complications and deaths.

Keywords: cocaine use; complications; crack cocaine; death.


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